Un accident du travail peut survenir à tout moment et bouleverser votre quotidien professionnel et personnel. Au-delà des soins médicaux, une question primordiale se pose : comment votre rémunération est-elle maintenue durant votre arrêt ? Si la Sécurité sociale intervient pour une partie des indemnisations, votre employeur joue également un rôle déterminant dans le maintien de vos revenus. Le présent article vous explique les mécanismes de cette prise en charge pour sécuriser votre situation financière en période de convalescence.
Sommaire
Que savoir sur les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale ?
Dès que votre accident est reconnu comme accident du travail, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) vous verse des indemnités journalières. Ces sommes couvrent une partie de ce que vous perdez en salaire durant votre arrêt. Le calcul se base sur votre salaire journalier de référence et le montant évolue en fonction de la durée de votre arrêt :
- 60 % de votre salaire journalier pendant les 28 premiers jours ;
- 80 % à partir du 29e jour.
Cependant, ces indemnités ont un plafond fixé à 0,834% du plafond annuel de la Sécurité sociale (47 100 en 2025). Cela signifie qu’elles ne dépassent jamais cette somme, même si votre salaire est élevé. Elles sont normalement versées directement par la CPAM. Mais dans certains cas, votre employeur choisit d’utiliser la subrogation, c’est-à-dire qu’il reçoit ces indemnités à votre place et vous verse ensuite votre salaire intégral ou partiel, en déduisant ce qu’il a déjà perçu.

Quel est le rôle de l’employeur dans le maintien de votre salaire ?
En plus de ces indemnités de la Sécurité sociale, votre employeur doit généralement compléter votre salaire afin de vous éviter une trop grosse perte de revenus. C’est ce qu’on appelle le maintien de salaire ou encore le complément d’indemnisation. Ce mécanisme garantit que, même en arrêt, vous touchiez une part importante de votre salaire habituel.
Toutefois, cette obligation varie selon les conditions fixées par le Code du travail et votre convention collective. Ainsi, les employeurs sont parfois tenus de verser un complément afin que vos revenus atteignent un certain pourcentage. Ce dernier est généralement autour de 90 % la première période, puis un taux inférieur par la suite. Il est donc utile de bien vérifier votre convention collective pour savoir précisément vos droits.
Quid des conditions pour bénéficier du complément de salaire de l’employeur ?
Pour que votre employeur vous verse ce complément d’indemnisation, quelques critères doivent être remplis :
- avoir une certaine ancienneté dans l’entreprise. Au moins un an est exigé, mais varie selon l’accord collectif ;
- l’absence de jour de carence : en cas d’accident du travail, le complément commence dès le premier jour de votre arrêt, c’est-à-dire sans délai ;
- le calcul prend en compte à la fois les indemnités journalières et le complément versé pour que vous bénéficiiez d’un revenu global plus proche de votre salaire habituel.

Quelles démarches mener en cas d’accident du travail pour garantir vos droits ?
Pour obtenir vos droits, vous devez d’abord informer votre employeur dans les 24 heures qui suivent l’accident. Ce dernier a ensuite 48 heures pour le déclarer à la CPAM. Vous recevrez alors une feuille d’accident du travail qui vous permettra de consulter sans avancer les frais médicaux liés.
Le versement des indemnités journalières et du maintien de salaire demande une coordination entre la CPAM et votre employeur. Lorsque l’employeur pratique la subrogation, il vous verse directement le total (indemnités + complément). Sans subrogation, vous recevez séparément les versements de la CPAM et ceux de votre employeur.
Il est important de vérifier régulièrement vos bulletins de salaire et relevés bancaires pour être sûr que les paiements sont corrects et respecter les délais. En cas de doute, vous pouvez contacter la CPAM ou un représentant du personnel pour obtenir des informations ou de l’aide.
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